TOMBER DANS LE CIEL – PRÉSENTATION DE L’INSTALLATION

Sophie Guichard __Installation

L’installation Tomber Dans Le Ciel, dernier volet de le trilogie Visiteurs Du Présent, est une expérience qui se déploie en trois temps, accompagnée d’une vidéo et d’une oeuvre sonore.
Elle ouvre sur quelques-uns des milliards de possibles de l’existence humaine.

Le Vestibule

La première étape est l’entrée de l’édifice, vêtue d’un pavé mosaïque qui alterne noir et miroir. La surface réfléchissante nous plonge dans le vertige de l’ego. Là où le miroir réfléchit nos visages, le noir du tissu nous renvoie à nous-même.
C’est la fragmentation régulière en damier qui équilibre ce jeu, et nous amène à comprendre l’essence du pavé mosaïque sur lequel on chemine. La traversée de ce Vestibule du Temple nous guide dans l’apprentissage de la dualité.
L’obscurité et la lumière, le noir et le blanc, ces alternances nous parlent des deux faces d’une même chose. Notre corps et notre esprit, notre mental et notre ego, notre intériorité et ce que nous présentons aux yeux du monde.
C’est grâce à cette opposition que nous prenons conscience de l’équilibre, nous devons cheminer le long des lignes.

 

Les Colonnes

À la sortie du Vestibule, nous entrons dans la seconde étape : un labyrinthe de Lamelles, éclatées et immobiles. Elles sont un élément architectural majeur, symbole de hauteur et d’excellence.
Dans l’installation, elles prennent une autre dimension et définissent notre rapport à l’espace et au temps. En évoluant dans le lieu, ces colonnes nous freinent, nous imposent la contrainte du temps, la limite des Autres.
Elles prennent ainsi plusieurs visages. De marbre, elles sont les institutions qui fondent notre société ; elles évaluent notre comportement, sommes-nous à l’intérieur ou à l’extérieur de cette société, de ses codes ? La projection vidéo des colonnes sur les Lamelles se fait loupe, espion. C’est l’oeil de la foule, ou une foule de regards qui concrétise le poids moral de ces institutions.
Puis de cet angle, ces colonnes deviennent les jugements portés par le groupe sur l’individu. En ne s’intéressant qu’à sa surface, on manque l’essentiel. C’est donc naturellement que le choix du matériau s’est porté sur le plastique, qui incarne la superficialité des échanges fondés sur l’apparrence.

 

Le Cocon

Puis nous sortons de cette seconde partie, en transit sur la “zone de vide” avant d’accéder à la dernière étape.
Cette césure est volontaire, elle nous amène, après la confrontation au regard de la société, à recentrer le questionnement. L’individu intégré ou en marge n’avance jamais seul. Quelle que soit sa réponse au monde extérieur, il a besoin d’autrui. Les tresses qui forment le Cocon matérialisent la synergie créatrice qui naît de la conjugaison des individus. Les différentes étoffes qui couvrent les tresses (synonyme de pluralité) est lui-même le tissage de brins de fil, lesquels, assemblés, forment un ensemble solide, cohérent. Souple et élastique, il se fait seconde peau.
L’objet qu’elles constituent ensemble, le Cocon, est un lieu de réconfort propice à la méditation, où ces tresses forment un pont entre monde réel et monde rêvé, monde réel et monde virtuel.

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